Opéra pour Venise, qui le vit le 29 décembre 1709 (ou 1710, le doute demeure) sur la scène du Teatro sa Giovanni Crisostomo, Agrippina est autant l’œuvre de son librettiste, Vincenzo Grimari, cardinal versé dans la diplomatie Continuer la lecture de Haendel vénitien
Archives par mot-clé : Sir John Eliot Gardiner
L’Eternel retour
Sir John Eliot Gardiner n’a jamais oublié que Monteverdi fut son premier amour : ses Vêpres à la Vierge pour Decca sont restées au pinacle de la discographie. Tout le théâtre de Monteverdi suivrait pour Archiv, somptueux, baroque, avec des distributions de première force, autre sommet d’une discographie qu’il revisite enfin. Continuer la lecture de L’Eternel retour
Purcell à la française, Vol. 1
La discographie de King Arthur reste assez surprenante : Gardiner déçoit, Pinnock émerveille, Anthony Lewis continue de surprendre en bien, William Christie et Hervé Niquet sont inégaux et parfois splendides, il y avait donc encore une place à prendre malgré Pinnock et son grand spectacle léché.
Autant avouer que je n’y attendais pas Lionel Meunier et Vox Luminis. J’avais tort.
La légèreté très française de la touche instrumentale, idéale chez un compositeur si amoureux des musiques d’Outre-Manche, le ton de fable poétique plutôt que l’embonpoint du récit historique, le merveilleux au lieu du bizarre (le Cold Song sans effet de Sebastian Myrus), la verve au lieu du débraillé (scène des buveurs très subtilement composée, partant d’une ivresse morne, s’animant peu à peu), et la grâce tout simplement lorsque qu’Olivier Berten entonne « O Happy Lovers » ou que Zsuzsi Tóth chante avec une divine simplicité « Fairest Isle », cela nous fait non pas un King Arthur de plus mais bien une vision absolument particulière, unique, et qui milite pour que demain Lionel Meunier et sa belle équipe aillent voir du coté de l’Indian Queen.
LE DISQUE DU JOUR
Henry Purcell (1659-1695)
King Arthur, Z. 628
Sophie Junker, soprano (Cupid, Honour)
Zsuzsi Tóth, soprano (Shepherdess, Syren, Nymph, Venus)
Stefanie True, soprano (Priestess, Shepherdess, Syren, She)
Caroline Weynants, soprano (Philide, Nymph, Nereid)
Olivier Berten, ténor (ténor, Comus)
Robert Buckland, ténor (Sexond Saxon Priest, British Warrior, Peasant)
Daniel Elgersma, contre-ténor (Nymph)
Marcus Farnsworth, baryton (Grimbald, Aeolus, He)
David Feldman, contre-ténor (Peasant)
Jan Kullmann, contre-ténor (Priestess, Man, ténor)
David Lee, ténor (Prietess, Man)
Sebastian Myrus, basse (First Saxon Priest, Cold Genius, Sylvan, Pan, Peasant, basse)
Vox Luminis
Lionel Meunier, direction, basse (choeur)
Un album de 2 CD du label Alpha 430
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Photo à la une : l’ensemble Vox Luminis – Photo : © Wagner Csapo Jozsef
Le jeune homme et la mort
Pepys notait dans son journal avoir entendu un surprenant motet à cinq voix écrit par un des « boys » du Capitaine Cook, un « joli garçon » dont la musique enchantait Charles II.
Ce petit prodige contemporain de Blow et de William Turner et auquel l’oncle de Purcell confia l’éveil musical du jeune Henry Continuer la lecture de Le jeune homme et la mort
Sommeil et Bruit de guerre
Yolanta Skura, disposant ses micros en mars 1982 dans l’église londonienne de St. Giles-without-Cripplegate, savait-elle qu’elle allait capter l’un des plus beaux disques que nous aura jamais offerts John Eliot Gardiner ? Et l’un de ses plus méconnus Continuer la lecture de Sommeil et Bruit de guerre